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Le label " Pays d'art et d'histoire " a été décerné au Pays de la Vallée de la Dordogne (de Souillac à Sousceyrac). A Carennac, le château héberge l'Espace Patrimoine de ce pays d'art et d'histoire.

Du temps où il se nommait Carendenacus, Carennac était un village médiéval rassemblé autour d'une église dédiée à Saint-Sernin et dépendant de l'abbaye de Cluny. Sous l'impulsion de cette grande abbaye la paroisse devint prieuré et entreprit la construction de l'actuelle église Saint-Pierre, édifice roman du XI° siècle. À l'intérieur du prieuré, le visiteur découvre un cloître mi-roman, mi-gothique et dans la salle capitulaire une Mise au Tombeau de la fin du XV° siècle ainsi que les bas reliefs du XVI° siècle relatant la Passion du Christ. Le château des Doyens, construit au XVI° siècle, abrita de 1681 à 1685 le célèbre François de Salignac de Lamothe Fénelon, futur archevêque de Cambrai, qui choisit "cet heureux coin de terre" pour écrire "Les Aventures de Télémaque".

Présentation avec l'aide de Charles Montin (voir site des Amis de Carennac

La principale richesse architecturale: l'ensemble église, cloître et prieuré-doyenné. Il suffit de peu d'imagination pour y revivre les scènes de la vie monacale d'autrefois. On accède par une porte fortifiée à la cour du prieuré, où l'on peut contempler l'église et le château des Doyens, c'est à dire le prieuré:

  1. Le château des Doyens
  2. Le cloître
  3. L'Eglise St Pierre
  4. La Mise au Tombeau

Le château des Doyens : quadrilatère de 20m sur 10, datant du XVI° siècle, il s'agit d'une belle demeure privée, construite en pierre de taille, comprenant, avec les combles, trois étages d'appartements. Un escalier à vis dessert toute la hauteur du bâtiment. Au premier étage se trouve la salle d'apparat, la mieux conservée à l'heure actuelle. Le plafond à poutrelles saillantes du XVII° siècle est peint de rinceaux, de fleurettes, de paniers et de divers sujets mythologiques. Le château abrite à présent l'Espace Patrimoine du Pays d'Art et d'Histoire de la Vallée de la Dordogne. Il présente une exposition permanente d'accès libre qui permet de découvrir la richesse naturelle, patrimoniale et architecturale de ce pays labellisé Pays d'Art et d'Histoire par le ministère de la Culture.

Le cloître: lieu de méditation pour les moines. Il se compose de deux parties d'époques différentes: la partie attenante à l'église romane avec ses baies géminées date du XII° siècle. Les trois autres galeries furent reconstruites en style gothique flamboyant au XV° siècle. Chaque galerie est ouverte par des baies à remplages. On y trouve la salle capitulaire, où se réunissaient les moines, qui a été remaniée à plusieurs époques, avant de servir de citerne pendant près de deux siècles. Elle a récemment été restaurée et abrite une Mise au Tombeau de la fin du XV° siècle, des bas-reliefs du XV° siècle représentant la Passion du Christ, et une série de statues de saint(e)s de facture plus populaire.

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L'église St Pierre: construction romane de la fin du XI° siècle augmentée au milieu du XII° d'un porche orné d'un superbe tympan sculpté. Ce tympan repose latéralement sur un faisceau de quatre colonnes faisant office de trumeau. Il offre aux regards une vision symbolique de la fin des temps. Occupant toute la hauteur du tympan, le Christ en majesté tenant le Livre et bénissant, est assis sur un trône richement orné. Les symboles des quatre évangélistes l'entourent tandis que les apôtres, répartis sur deux registres contemplent la vision céleste. L'église comprend trois nefs séparées par d'épais piliers, plus une rangée de chapelles sur le côté nord. Elle possède une trentaine de chapiteaux sculptés d'entrelacs et de palmettes. Un clocher roman, carré, s'élève au dessus de la croisée du transept.

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La Mise au Tombeau : date de la fin du XV° siècle. Elle est impressionnante par la douloureuse expression des personnages, grandeur naturelle, au centre desquels se trouve la Vierge Marie qui pleure, soutenue par Saint Jean-Marie, épouse de Cléophas, Marie-Salomé et Marie-Madeleine. Le Christ, dont le visage est empreint de douceur, est étendu sur une table de pierre. Le linceul est soutenu par Joseph d'Arimathie, à droite, et Nicodème, à gauche, les deux disciples qui détachèrent de la Croix le corps du Christ et l'ensevelirent. "Stylistiquement, c'est une sculpture d'une rare perfection ; il suffit pour s'en convaincre d'observer des détails infimes tels par exemple les doigts de St Jean se dessinant sous l'étoffe du manteau de la Vierge" (A.-M. Pêcheur).

A lire : l'étude réalisée par Jean-Claude Ayroles sur le site des amis de Carennac.

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